Thursday, 7 March 2019

Mort du critique littéraire et psychiatre Jean Starobinski






  

Historien des idées, théoricien de la littérature et médecin, le critique Jean Starobinski est mort le lundi 4 mars à 98 ans. Né en 1920 à Genève dans une famille d’origine polonaise, il a introduit en France une lecture inédite des Lumières. Avec la Transparence et l’Obstacle (1957) et Accusez et Séduire (2012), ce spécialiste du XVIIIe siècle a renouvelé la critique de Rousseau, Montesquieu et Diderot.
«Le plus grand herméneute littéraire» car «sachant allier la délicatesse du toucher et la maîtrise de l’explication», selon le poète et philosophe Martin Rueff, qui publiait en 2016 l’épais volume la Beauté du monde (Quarto Gallimard), composé d’une centaine de ses articles écrit entre 1946 et 2010, consacrait son travail de critique aussi bien à des écrivains que des peintres et des musiciens. Sa trentaine d’ouvrages sur la philosophie, les arts et les sciences, lui valent l’étiquette de «savant, humaniste, encyclopédiste».

Tuesday, 5 March 2019

Le photographe Yannis Behrakis, « les yeux du monde », est mort

  Le photographe Yannis Behrakis au Caire en Égypte, en 2011

« Je souhaitais devenir la voix des persécutés et les yeux du monde entier. » Figure du photojournalisme, Yannis Behrakis s’est voué à cette mission pendant plus de trente ans au sein de l’agence Reuters. Célébré par de multiples prix, il est mort samedi 2 mars, à l’âge de 58 ans, des suites d’un cancer. Bosnie, Somalie, Albanie, Irak, Libye, Kosovo ou Syrie : il avait consacré sa vie à témoigner de la révolte des peuples, des désastres de la guerre, de la douleur de l’exil. Tremblement de terre au Cachemire ou « printemps arabes », « il savait raconter une histoire de la façon la plus artistique possible, a confié son confrère Goran Tomasevic au New York Times. Aucun d’entre nous n’était aussi dévoué et concentré, il sacrifiait tout pour saisir l’image essentielle ».
Né en 1960 à Athènes, Yannis Behrakis s’est formé à la photographie à la Athens School of Arts, puis à l’université du Middlesex (Royaume-Uni). En 1983, il bascule définitivement vers le photojournalisme après avoir découvert Under Fire, film américain (de Roger Spottiswoode) qui évoque un groupe de reporters couvrant la révolution sandiniste. Entré à l’agence Reuters en 1987, il n’a de cesse de couvrir crises et conflits, de l’Afghanistan à la Tchétchénie.
« Travailler pour Reuters signifie que mon public, c’est le monde entier, et cela fait peser une énorme responsabilité sur mes épaules, assurait-il. En regardant mes photos et mes reportages, plus personne ne pourra dire : “Je ne savais pas”. »

Lauréat du World Press Photo en 2000

En 2000, en Sierra Leone, il échappe de peu à la mort dans une embuscade. Deux de ses confrères n’en réchappent pas. Mais la photographie de guerre restera toujours pour lui « l’apothéose du photojournalisme ». « Je souhaite que mon travail crée un lien et suscite un sentiment de responsabilité partagée envers ceux qui ont le malheur d’être pris au piège dans leur pays

Tuesday, 19 February 2019

Le couturier Karl Lagerfeld, directeur artistique de Chanel, est mort

Star planétaire de la haute couture, Karl Lagerfled est mort, a appris franceinfo de sources concordantes mardi 19 février. Couturier, photographe, styliste, directeur artistique de Chanel depuis 1983, l'Allemand, surnommé le "Kaiser", était âgé officiellement de 85 ans (même s'il entretenait le flou sur sa date de naissance).
Né à Hambourg, Karl Lagerfeld aimait entretenir le mystère sur sa date de naissance. Pour plusieurs titres de la presse allemande, s'appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. Il affirmait quant à lui être né en 1935, indiquant que sa "mère avait changé la date", dans une interview à Paris Match en 2013.
Cheveux blancs tenus par un catogan, lunettes noires, hauts cols de chemise amidonnés, doigts couverts de bagues et débit de mitraillette : le couturier allemand à l'allure de marquis rock'n'roll était reconnaissable entre tous. Il était à la tête de trois marques (Chanel, Fendi et sa griffe éponyme), mais son nom reste étroitement associé à la maison de la rue Cambon, dont il n'a cessé de bousculer les codes en réinventant les classiques tailleurs de tweed et les sacs matelassés.

Homme de son temps, il signait des défilés aux mises en scène spectaculaires, reconstituant sous la verrière du Grand Palais tantôt une plage plus vraie que nature, tantôt les quais de Seine avec les boîtes de bouquinistes ou une forêt enchantée. À la fois narcissique et champion de l'autodérision, loquace et mystérieux, cet habile communicant ne craignant jamais la controverse aimait jouer avec ce qu'il appelait lui-même son image de "marionnette".

Ex-aequo avec Yves Saint Laurent

Après une enfance aisée dans la campagne de l'Allemagne nazie, il s'était installé avec sa mère à Paris dans les années 1950. Sa carrière avait été lancée après qu'il a remporté le premier prix du concours du "secrétariat international de la laine", ex-æquo avec Yves Saint Laurent en 1954. Il savait mieux que personne capter l'air du temps. Comme en 2004 quand il avait dessiné une collection pour le géant suédois du prêt-à-porter H&M, une démarche ensuite imitée par de nombreux créateurs. 

Boulimique de travail, enchaînant les collections, Karl Lagerfeld avait aussi la passion de la photographie. Le "Kaiser" savait également faire émerger des mannequins stars : la Française Inès de la Fressange, qui signe un contrat d'exclusivité avec Chanel en 1983, mais aussi l'Allemande Claudia Schiffer, la Britannique Cara Delevingne ou encore Lily-Rose Depp.

 


  

Saturday, 9 February 2019

Tomi Ungerer


Scénariste et illustrateur de BD français

Biographie de Tomi Ungerer

En 1940, l'Alsace est annexée par l'Allemagne et Tomi Ungerer subit l'endoctrinement nazi. Il doit aussi supporter la violence de l'épisode de la "poche de Colmar" et réapprendre à parler français de nouveau. Il rate deux fois son bac et décide de partir en stop en Laponie. En 1952-1953, Tomi Ungerer s'engage dans le corps des méharistes en Algérie, mais à cause d'une maladie grave, il est réformé. Il travaille alors comme étalagiste et dessinateur publicitaire durant deux ans puis décide, avec 60 dollars en poche, de commencer une nouvelle vie aux Etats-Unis avec ses dessins. Tous les événements dramatiques ou heureux qu'il a connus l'ont profondément marqué dans sa manière de dessiner. Une évolution dans le trait est visible entre les différentes époques. En 1957, il publie son premier livre pour enfant, 'The Mellops Go Flying'. Parallèlement, il continue ses activités de publiciste. Or, son ouvrage obtenant un grand succès, il en réalise les suites qui lui sont réclamées ainsi que d'autres livres pour la jeunesse. En 1960, il commence à publier des oeuvres pour adultes. Sa nouvelle collaboration avec Diogenes Verlag, maison d’édition de Zurich, l'influence dans ce sens. Il continue à dessiner et s'implique de plus en plus dans la politique, tout en laissant une place à sa famille. En 1987, il est chargé par Jack Lang des échanges culturels franco-allemands. Il reçoit d'ailleurs la Légion d'honneur trois ans plus tard, témoignage de ses efforts pour améliorer les relations entre les deux pays. Les années 1990 sont des années hommage. La plupart de ses meilleures oeuvres sont regroupées et un colloque lui est consacré à la BNF. Grand dessinateur, Tomi Ungerer a produit plus de 130 ouvrages, 500 affiches et des milliers de dessins satiriques contre la société de consommation.

Thursday, 31 January 2019

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès de Georges Sarre, ancien Maire du 11e arrondissement de Paris de 1995 à 2008.
Également attaché à sa Creuse natale et aux quartiers de Paris et du 11e qui l'avaient adopté, Georges Sarre était une grande figure de la gauche de notre pays. C'est lui qui fit adopter le poing et la rose comme emblème du parti socialiste. Il fut un remarquable secrétaire d’État et un député engagé. Nous lui devons le permis à points. Comme Conseiller de Paris, Maire du 11e et adjoint au Maire de Paris, les habitants de notre arrondissement qui l'ont connu l'ont gardé dans leurs mémoires et dans leurs cœurs.
Son action a engagé nos quartiers sur la mutation que Paris connaît depuis une vingtaine d'années. Élu alors que les voitures étaient reines dans la ville, il a posé les premiers jalons d'une reconquête au profit des piétons et des vélos avec la première piste cyclable boulevard Richard Lenoir, avec la rénovation de la place Léon Blum - et l'installation de sa statue devant la mairie -, et avec la création du square Jules Verne.
Toujours à l'écoute des difficultés des habitants, il fut un militant acharné du service public, en particulier de La Poste dont il était un ancien agent. Il s'est battu pour une meilleure qualité des logements et pour renforcer l'attrait de nos quartiers. Il donna ainsi les premiers assauts contre la monoactivité textile dans le quartier Sedaine-Popincourt, avec la création de la SEMAEST, et contre les marchands de sommeil dans les hôtels meublés et dans les logements insalubres. Il lança des équipements structurants pour notre arrondissement : Maison des Métallos, gymnase Berlemont, Cour de l'Industrie... C'est aussi à lui que nous devons un soutien décisif dès sa création au festival Onze Bouge ou encore à l'association pour la mémoire des enfants juifs déportés (AMEJD).
Apprécié de ses concitoyens du 11e pour la profondeur de ses engagements et la force de ses valeurs, nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, à ses proches et à ses amis. Afin de saluer sa mémoire, un hommage lui sera rendu en Mairie du 11e arrondissement mardi 5 février à 10h30, et un livre d’or est mis à votre disposition à l’accueil de la Mairie.
François Vauglin
Maire du 11e arrondissement de Paris

Georges Sarre, ancien secrétaire d’Etat socialiste de François Mitterrand de 1988 à 1993 et père du permis à points, est mort, jeudi 31 janvier, à l’âge de 83 ans, a annoncé Jean-Pierre Chevènement à l’Agence France-Presse. « Je ressens une peine immense après le décès de ce compagnon de combat depuis notre prime jeunesse », a déclaré l’ancien ministre avec lequel il avait fondé le Mouvement des citoyens.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a également dit dans un communiqué avoir « appris jeudi avec beaucoup de tristesse le décès de Georges Sarre, un homme inspirant qui a consacré une grande partie de sa vie aux Parisiens, à Paris et aux valeurs de la Gauche. »
Né en novembre 1935, George Sarre avait dirigé avec Jean-Pierre Chevènement le Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste (Ceres), qui avait permis en 1971 à François Mitterrand de prendre la tête du Parti socialiste (PS).
Figure de la gauche parisienne, il avait été député de Paris de 1981 à 1986, en 1988, puis de nouveau de 1993 à 2002, et maire du 11e arrondissement de 1995 à 2008.
Il avait été secrétaire d’Etat aux transports dans les gouvernements de Michel Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy. En 1989, il avait notamment fait voter le permis de conduire à points, qui était entré en application en 1992.
En 1993, il avait quitté le PS pour fonder avec Jean-Pierre Chevènement le Mouvement des citoyens, dont il avait assumé la présidence de 2001 à 2002.

Sunday, 27 January 2019

Mort d'Henry Chapier

Infinie tristesse ! Henry était un journaliste sans œillère , bienveillant et pugnace ... pour lui il n y avait pas de matière noble et d autres qui le seraient moins ... merci de m avoir transmis le flambeau du Divan / Infinie tristesse ! Henry était un journaliste sans œillère , bienveillant et pugnace ... pour lui il n y avait pas de matière noble et d autres qui le seraient moins ... merci de m avoir transmis le flambeau du Divan .